Les differentes appellations d'un navire varient selon le genre de machine qui entraine l'helice.
On l'appelle
- STEAMSHIP S/S lorsque c'est une machine alternative à vapeur comme pour le Titanic .
- TURBINE STEAMER T/S lorsque c'est une turbine à vapeur, comme le Queen Mary et FRANCE
- TURBO-ELECTRIC VESSEL T/E/V lorsqu'une turbine à vapeur entraine un 'alternateur qui donne du courant à un moteur électrique qui fait tourner l'hélice, comme pour NORMANDIE.
- MOTORSHIP M/S lorsqu'un moteur Diesel entraine directement l'hélice
- DIESEL-ELECTRIC SHIP D/E/S lorsqu'un moteur Diesel actionne un alternateur qui fournit du courant à un moteur électrique qui fait tourner l'hélice, comme pour le Queen Elizabeth 2.
- N¼UD vitesse nautique 1 n½ud = 1,85 km/h
-PAQUEBOT
Navire de commerce spécialement aménagé pour le transport de passagers. A la fin du XVIIIe siècles apparait en Angleterre le packet-boat, petit bateau qui transporte du courrier ( le courrier s'appelant alors "paquet", dans la marine française aussi). Sous Louis XVI, le 14 décembre 1786, un premier règlement est édicté pour les (vingt quatre) "paquebots établis par arrêt du Conseil pour communiquer avec les colonies françaises aux Isles du Vent et Sous-le-Vent, les Isles de France et de Bourbon et les États-Unis de l'Amérique "
On trouve dans ce fascicule de huit pages le tarif pour le transport de chaque catégorie de voyageurs qui se rendent à la Martinique, à l'ile de France et de Bourbon ou à New York. Le nom paquebot s'est étendu ensuite aux navires à vapeur effectuant des voyages réguliers et prenant des passagers , par opposition aux cargo-boats qui ne chargent que des marchandises. Ainsi, en 1819, le Savannah traverse l'Atlantique en vingt-sept jours et onze heures, mais il n'utilisa ses machines que quatre-vingt-cinq heures. Les paquebots connurent alors un essor spectaculaire, rythmé par le progrès des techniques. Les Britanniques furent les premiers à assurer des lignes régulières avec l'Amérique du Nord. En 1838, le Great Western, jaugeant 3 218 t, accomplit la traversée en deux semaines contre vingt-deux jours pour les voiliers. En 1863, l'hélice et la machine à bielles renversées furent adoptées par les paquebots China et Cuba, d'où une vitesse de 14.8 noeuds. Jusqu'alors, les hélices n'étaient utilisées que sur les bâtiments de guerre, parce que leurs vibrations fatiguaient les passagers. En 1872, les paquebots commencèrent à être dotés de l'éclairage à gaz, en 1879 de l'électricité, en 1894 de la turbine. Les Compagnies transatlantiques anglaises, allemandes, françaises et américaines assurèrent désormais la traversée de l'Atlantique en six jours, rivalisant pour la conquête du "Ruban Bleu". En 1882, l'Alaska filait 17 noeuds, en 1900 le Deutschland 23 noeuds, et en 1907 le Lusitania de la Cunard 26 noeuds grâce à des machines développant 50 000 chevaux. après la Première Guerre Mondiale qui avait révélé que les icebergs (Titanic) n'étaient pas la seul menace, les sous-marins ayant expédié par le fond le Lusitania, l'Arabic, etc., la concurrence internationale reprit. L'entre-deux-guerres fut l'age d'or des transatlantiques en dépit de la crise engendrée par les lois américaines restreignant l'immigration, ce qui diminua la clientèle de pont, à faible tarif. Mais les compagnies se disputèrent la clientèle des hommes d'affaires et touristes en misant sur les records de vitesse, le confort, le luxe, la table et les distractions. La course aux armements de ces palaces flottants, véritables synthèses industrielles autant qu' artistiques, symbolisa la fierté et la grandeurs des États. En 1937, les paquebots géants atteignirent les 80 000 t (Queen Mary, Normandie ) et leurs 160 000 chevaux leurs assuraient une traversée en quatre jours. En 1956, le "Ruban Bleu" fut enlevé à la vitesse de 35.6 noeuds par le paquebot américain United States. L'après 1945 vit le triomphe de l'avion, mutation qui ne fut pas admise tout de suite. La Cunard construisit le Queen Elisabeth II, la Transat le France. Actuellement, les paquebots de plus de 2000 tjb. en service sont surtout affectés aux croisières. La réglementation internationale classe comme navire à passagers (c'est à dire paquebot) tout navire à propulsion mécanique transportant plus de cent passagers. Mais le transbordeur (car-ferry), répandu sur les lignes régulières courtes, concurrence à son tour le vieux géant des mers.




